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31 janv. 2017

La perdrix grise

     Perdix Perdix est une espèce d'oiseau gallinacé, non migrateur, terrestre, qui vit en petites bandes (compagnies) sauf en période de reproduction. Il est considéré comme chassable même s'il a disparu d'une partie importante de son aire naturelle de répartition. 

       
        C'est un oiseau à silhouette arrondie, à queue et ailes courtes, pesant de 350 à 400 grammes une fois adulte pour 28 à 32 cm de long .

        Son oeil est foncé avec la paupière inférieure rouge.  Un "fer à cheval" brun-roux plus ou moins marqué est visible sur l'abdomen et différencie le mâle de la femelle.




      Une plaine céréalière, parsemée de haies, constitue un environnement idéal pour la perdrix grise, sachant que le biotope idéal pour  elle est de 12 hectares.

      La "grise" vit en couple ou en trio de la fin de l'hiver au printemps et le reste de l'année en petites bandes (la compagnie) rassemblant une ou quelques familles (adultes avec ou sans jeunes). On peut observer la présence de mâles détachés  du groupe car en surnombre: les bourdons. Ils jouent le rôle de guetteurs, l'animal dans sa fuite informant la compagnie de la présence d'un danger.

     D'ailleurs, la "grise" est plus loquace en groupe et en vol. Selon les régions, elle brourit, cacabe, glousse, pirouitte ou rappelle...

    Très mimétique, elle vit principalement au sol où elle s'aménage de sommaires dépressions. Elle piète, en quête de nourriture, principalement le matin et le soir (elle va au gagnage!). C'est un espèce lucifuge c'est-à-dire qu'elle s'active quand la luminosité baisse: les jours nuageux, à l'aube et au crépuscule... 

   

     Quand on les dérange, les perdrix grises sa sauvent en piétant (en courant!) en lançant des regards vers la source du danger, et/ou après s'être cachées, elles s'envolent brutalement sur une courte distance avec un cri d'alarme.

     Après une série de coups d'ailes rapprochés et saccadés, la perdrix vire brutalement sur l'aile, ou plonge vers le sol puis plane avant de se poser au sol, près du point d'envol, afin de décontenancer le prédateur.  






      Les couples se forment à la fin de l'hiver (souvent les mêmes d'une année sur l'autre). La nidifications se fait dans les herbes basses, à proximité des lisière et des haies. La première ponte, de 15 à 18 oeufs, a lieu de fin avril à mi-mai. seule la femelle couve les oeufs, pendant 24 jours. La croissance est rapide car les perdreaux atteignent la taille adulte en septembre/octobre.

      Les adultes se roulent quotidiennement dans la poussière pour se débarrasser des parasites (le pouillage ) et il semblerait que cela ait également un rôle social au sein de la compagnie.    

      Les adultes sont réputés granivores (les chasseurs les alimentent avec des agrainoirs sous tôle) mais, dans la nature,  ils seraient plutôt  omnivores, consommant des végétaux (petits fruits, baies...) et des petits animaux (vers et autres invertébrés...). Quant aux jeunes, ils se nourrissent  principalement d'insectes.

     
     C'est un espèce qui a disparu d'une partie de son aire naturelle de répartition. Il existe d'ailleurs des plans locaux de réintroduction avec des plans de chasse (chasse limitée à quelques jours, marquage obligatoire...).  D'ailleurs les experts estiment qu'en dessous de 5 couples pour 100 hectares, il faut avoir recours à la réintroduction de sujets d'élevage pour une bonne gestion de la population. La restauration et la protection de ses habitats via la restauration des haies et bandes enherbées, ou trames vertes, sont des moyens de protéger les effectifs de l'espèce. 



      
      De même,  le chasseur de  perdrix grises possédera un bon chien d'arrêt rapportant bien et choisira le moment de l'envol pour tirer (déontologiquement, on ne tire pas une perdrix au sol!) 


HEMMY



Sources: WIKIPEDIA - Atlas pratique "la chasse et le gibier" édition atlas - Photos libres de droits



























12 févr. 2016

La réserve de chasse




      Commençons par un peu d'histoire...
      Depuis le XII° siècle, en France, les princes et seigneurs disposaient de vastes "parcs seigneuriaux" ou "parcs cynégétiques" fermés de façon plus ou moins hermétiques où le gibier ou certaines espèces plus rares étaient élevés. Plusieurs objectifs étaient pousuivis par les seigneurs: augmenter le gibier chassable ou faire une démonstration de prestige.

      De nos jours, les "réserves de chasse" sont les dignes héritières des parcs seigneuriaux d'antan. Leurs buts:
- préserver les polulations d'oiseaux migrateurs
- préserver les milieux dans le but de la préservation des espèces menacées
- favoriser le développement d'outils de gestion de la faune sauvage et de leurs habitats
- développer une chasse durable sur les territoires ruraux.

      Une définition plus "formelle" pourrait être:
"les réserves de chasse ont pour but de protéger les espèces animales et leurs habitats afin d'assurer la conservation de la biodiversité dans le cadre d'un équilibre agro-sylvo-cynégétique et d'une gestion cynégétique durable".

   



   Au sein de ces réserves, tout acte de chasse est interdit. De même, les activités humaines peuvent être réglementées (accès, destruction des nuisibles, techniques de gestion...). Sous certaines conditions, et à des fins scientifiques ou de gestion des populations, des opérations de capture et de régulation des populations  peuvent être effectuées.  


      Donc la réserve de chasse fait partie des outils de gestion cynégétique. Mais qu'est-ce que la "gestion cynégétique"?

      La gestion cynégétique fait partie  de la gestion de la faune sauvage. Elle regroupe les actions plus ou moins coordonnées, de la part ou pour le compte des chasseurs, d'une partie des espèes sauvages d'un territoire. Elle concerne très souvent le grand gibier, le petit gibier et le gibier d'eau.

      Par exemple, elle comporte:
- l'aménagement du territoire pour favoriser une espèce (restauration des mares, des clairières, des boisements, des haies.... et autres habitats nécessaires à la survie des espèces)
- nourrissage occasionnel et mise à disposition de cultures destinées au gibier
choix raisonnés des prélèvements en nombre et en qualité (âge, sexe des animaux...)
- introduction ou réintroduction éventuelles (repeuplement, confortement des polpulations...)
- des réserves de chasse où les espèces peuvent se reproduire sans être pousuivies ou chassées.

     Tout cela est dans le seul but de:
- optimiser la prduction de gibier d'un territoire, durable et équilibrée parmi les espèces
- assurer la protection d'un milieu dans son ensemble en réduisant les actions extérieures sur ce milieu et en neutralisant les impacts.
- protéger les activités agricoles et la sécurité humaine en limitant les populations de gibier à un niveau considéré comme acceptable.
- tenir compte de l'équilibre sylvo-cynégétique.

     Les moyens disponibles pour atteindre ces objectifsne sont pas si nombreux que cela et peuvent présenter certains incovénients. On peut jouer sur u facteur pouvant limiter le développement de certaines espèces ou favoriser un développement par une intervention légère. Par exemple, c'est la mise à disposition de points d'eau ou e nichoirs pour les oiseaux.
     L'affouragement est un étape supplémentaire. La mise en place d'agrainoirs, surtout en hiver, est très importante pour le petit gibier. de même, l'implantation de "bandes abris" et de cultures cynégétiques est aussi considérée comme utile.
     La gestion des prélèvements, par la mise en place de quotas ou prélèvements maximums autorisés (PMA) est considéré comme primordiale pour les espèces en équilibre précaire.

     Cependant, l'ONCFS a constaté que les repeuplements pratiqués actuellemnt (à partir d'animaux d'élevage intensifs ou importés de loin) ont pu aggraver les proplèmes de regressions de certaines espèces, en entretenant et en accentuant des incidents de "pollution génétique". C'est la cas de la perdrix rouge. Ainsi, les repeuplements visant à restaurer une espèce peuvent, paradoxalement, contribuer à sa régression.

     C'est pour toutes ces raisons que les institutions ont réglementé la gestion cynégétique. La loi du 26 juillet 2000, relative à la chasse, donne donc la responsabilité aux fédérations départementales des chasseurs d'élaborer un schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC), "en association avec les propriétaires, les gestionnaires et les usagers des territoires concernés".




Sources: wikipedia - www.futura-sciences.com

    

2 janv. 2016

La sécurité des fusils et carabines semi-automatiques

     L'ONCFS met en garde sur l'implication des armes semi-automatiques dans les accidents de chasse.

     Si ces armes remportent un vif succès et sont détenues par 32 % des chasseurs, elles sont aussi à l'origine de nombreux accidents quand elles sont mal utilisées.

     A titre d'information, pour la saison 2014-2015, elles sont impliquées dans 38% des accidents (tous confondus: l'utilisation d'une bretelle est à l'origine de 10 % d'entre eux) et dans 65 % des accidents mortels.

     Quelques petits conseils pour ne pas faire partie "des statistiques":






1- Manipulation:

     Le bon positionnement pour le chargement et le déchargement de ce type d'arme se fait en appuyant la plaque de couche de la crosse sur le haut de la cuisse, canon bien maintenu en direction du ciel.












2- Approvisionnement et chargement:

     Après avoir approvisionné le magasin avec deux munitions, tirer la culasse en arrière afin de chambrer la deuxième, puis positionner la troisième munition dans le magasin.







3- Bretelle:

      Simple accessoire, la bretelle ne peut-être utilisée sur une arme semi-automatique qu'en dehors de toute action de chasse. L'arme est alors désapprovisionnée, déchargée et culasse ouverte.















4- Port de l'arme:

     Le port de l'arme, en action de chasse, au poste comme en déplacement, se fait arme tenue à deux mains, canon vers le ciel.












5- Franchissement d'obstacle:

     Pour franchir un obstacle, ramasser une douille, attacher son chien... l'arme semi-automatique doit toujours être sécurisée: non approvisionnée, déchargée et culasse ouverte.















6- Le transport:

      Le transport d'une arme semi-automatique dans un étui long se fait arme totalement dépourvue de munition, culasse ouverte et bloquée en arrière.









UNE ARME SEMI-AUTOMATIQUE EST SECURISEE QUAND SA CULASSE EST EN ARRIERE,
QUE L'ARME EST NON CHARGEE
ET NON APPROVISIONNEE.



Sources: Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage - magazine "Connaissance de la chasse"

6 avr. 2015

13 sur 577!

       Le 19 mars 2015, un amendement proposé par Mme Abeille (EELV) a été voté à l'Assemblée Nationale. Cet amendement vise à interdire la pratique de la chasse à la glu. Il a été adopté en première lecture par 8 voix contre 5. (Petit rappel: notre Assemblée Nationale compte 577  députés. Où se trouvaient donc les 564 autres députés?)

      Cet amendement va donc être étudié au Sénat avant de revenir à l'Assemblée Nationale en seconde lecture  et être définitivement adopté.

Et après?
 
      Un amendement sera-t-il proposé et voté par 8 voix contre 5 pour interdire la chasse aux chiens d'arrêt (Hemmy va s'ennuyer...) ou pour interdire la chasse à courre... ou pour interdire la chasse le week-end... ou pour interdire la chasse en battue... ou pour interdire la Chasse (tout court!)? 
 
 
      Hemmy, protectrice de la Nature, s'interroge: un amendement sera-t-il proposé et voté pour interdire nos collines, aux beaux jours, aux chats qui divaguent et aux chiens nos tenus en laisse par leurs maîtres (souvent "anti-chasse") mais qui ignorent totalement que leurs animaux perturbent grandement la reproduction de la faune sauvage au printemps?
     
      Hemmy est une "chasseuse" mais, jamais, elle ne se permettrait de se promener librement en colline à la belle saison. Elle sait qu'elle dérangerait les lapins, perdrix et autres habitants de la garrigue en pleine saison des amours!  De même, sans elle et ses congénères, la colline ne serait certainement plus aussi bien entretenue et la prolifération des nuisibles ne permettrait plus aux promeneurs de faire leur petite balade dominicale sans tomber nez à nez avec un renard ou un sanglier peu avenant...
 
A suivre...

26 déc. 2014

Au poste...



     Pour faire un BON poste:

1- Choisir un BON lieu de passage ...

     Pour nous qui découvrons le territoire de chasse de Grans, il aura fallu attendre le 23/12/2014 sur le secteur "Pin d'Alèse"! Un peu tard dans la saison...

      Pas d'importance: la construction du poste est l'occasion d'une joyeuse sortie familiale!


  
    
  

     Un "buisson" de canisses "naturel" fera l'affaire...

     Les abords sont dégagés: une fois les proies tirées, il sera plus facile de les retrouvées (ou pas !!!)

     Allez, tout le monde va retrousser ses manches pour construire "LE" poste!




2- le BON matériel:

     04 palettes (dont une trouvée sur place!), des vieux piquets de clôture, une vieille bâche "camouflage", des anciennes lattes de sommiers...

    ça débarrasse le jardin et le garage d'Hemmy et ça ne coûte rien! Bref, on recycle !

    Heureusement (ou pas!), la barrière d'accès au chemin était grande ouverte: le matériel a été "conduit" sur place en voiture! Il aura fallu moins de cinq minutes pour tout déposer et retourner se garer au parking...



3- le BON montage: 
   

   Un peu d'ingéniosité et de BONS outils et voilà le résultat:
  
    un poste "confortable", avec des petites étagères pour poser "la mitraille" et le fusil...

   En plus, le poste sera facile à démonter à la fin de la saison de chasse car il n'aura fallu que quelques vis pour le fixer!



 
 
On peut être fier du résultat!



27 déc. 2013

La passion des Bécasses...



    
    




 Chasser la belle des bois à Salon de Provence: c'est possible, avec notre petite équipe du Talagard  et leurs chiens passionnés ! Ils ont prélevé, cette saison, quelques Bécasses toujours dans le respect du Bécassier











La Bécasse des Bois

     Mystérieux, rusé, légendaire, discret: autant d'adjectifs qui vont à merveille au SCOLOPAX RUSTICOLA (ou Bécasse des Bois!)
     
     Cet oiseau migrateur mythique, venu du froid (La Russie) a toujours attisé l'imagination des chasseurs. Cela tient certainement au fait qu'il s'agit d'un animal particulièrement discret, appréciant l'obscurité, et donc très difficile à observer.


 En effet, le plumage mordoré de la Belle lui permet de passer presque inaperçue dans les sous-bois qu'elle affectionne.

   De même, sa vision à 200° (proche de celle de l'aigle) particulièrement adaptée à l'obscurité et sa finesse auditive lui permettent d'anticiper l'approche de tous gêneurs.


   Elle saura se faire oublier et prendra un envol rapide et bruyant en cas de danger trop proche, surtout qu'elle dispose d'un organe de l'équilibre assez impressionnant lui donnant une extraordinaire agilité en vol. 


     Que dire de son bec, si particulier?  Le maxille supérieur est "articulé" dans sa première moitié. L'oiseau peut le faire bouger, sans ouvrir son bec. A la base de la langue, le bec est tapissé de centaines de minuscules crochets cornés, sortes de dents, qui recouvrent un important système musculaire. Tout cet attirail est très pratique pour la bécasse, grande amatrice de vers, lombrics et autres mollusques, gluants et visqueux, difficiles à ramasser avec un bec "ordinaire".


    Vu son régime alimentaire, la Reine des Bois préfère les milieux forestiers, riche en terre humide abritant multitude d'asticots (la chaleur diminuant le nombre de vers). Elle apprécie également les régions bocagères et était très répandu, un temps, en Bretagne. 

    En période d'hivernage, elle s'installe pour la journée en milieu forestier puis, la nuit venue, elle rejoindra, en vol ("la passée"), des milieux plus découverts afin de rechercher des vers dans des bouses de vaches ou dans des terres labourées . Son "vermillage" terminé, elle regagne les sous-bois pour se reposer... et continuer à vermiller, dans les allées forestières et les sentiers bordés d'arbres. D'ailleurs, si les vers se font discrets,  elle tape de la patte pour les faire remonter en surface plus vite.


      Les lombrics ne lui suffisent pas. Et notre "gourmande" avale également des baies sauvages (myrtilles, sorbes..) et de graines (plus précisément de genévrier!). Voilà qui explique que sa chair soit recherchée et goûteuse!


       Mais une " Reine" (même des bois!) ne serait pas une vraie reine si elle n'était pas un peu coquette... Deux bains par jour, matin et soir, lui sont nécessaire pour entretenir sa beauté. Elle en profitera alors pour "pique niquer " et vermiller quelques mollusques, crustacés etc...  afin de compléter son régime!


      Après avoir tant mangé, elle laisse derrière elle des traces très caractéristiques de sa présence: ses fientes, appelées "miroir"!

    Si elle survit à une saison de chasse, notre bécasse peut espérer vivre 20 ans! Chaque mois d'avril, elle pourra pondre 4 ou 5 oeufs, couvés 22 jours et sera fidèle à son lieu de reproduction. Le début de la période de reproduction sera marqué par les parades nuptiales émaillées des cris des mâles ("la croule"). Ensuite, elle migrera de nuit par groupe de 5 ou 6 individus et s'installera en France début octobre, avant de repartir vers le "NORD" fin mars / début avril...

     La bécasse des bois mérite d'être portée aux nues. Pour reprendre la philosophie des membres du "club national des bécassiers de France", il faut "chasser beaucoup pour tuer peu"...



Hemmy

Sources: Wikipedia - Club national des Bécassiers - chasse38.com                                                   Photos: Hervé DEBENEST et autres

13 déc. 2013

Le faisan de Colchide


  
   Le faisan commun ou de Colchide (Phasianus Colchicus) est un des gibiers les plus chassés en France.
     Apprécié pour sa chair goûteuse, il s'invitait déjà à la table de Saint Louis. De même, la majesté de son port et la splendeur de son plumage en faisait un oiseau d'ornement recherché.
          Le faisan commun est originaire d'Asie et fut introduit en Europe durant l'Antiquité, par les Grecs puis les Romains. Il a pris son nom du "Phase", un fleuve de Colchide, où il aurait été découvert par les "argonautes".


     C'est un oiseau sédentaire, très proche de la poule domestique: des productions d'hybrides (stériles) sont même possibles. Sa taille adulte est de 90 cm pour les mâles et de 50 cm pour les femelles. Même pour un néophyte, il est impossible de confondre la poule du coq, tant le dimorphisme sexuel est marqué (le plumage du mâle est particulièrement éclatant!)





     Il se nourrit de graines, d'insectes, de baies, de vers et parfois de mollusques. Mais son plat favori est le sarrasin et le maïs. On ne le trouve pas au-delà de 1500 m d'altitude et les populations "naturelles" sont rares! Son habitat préféré est essentiellement une zone de friches, alternées de cultures, de bocages et de couverts forestiers ou arbusifs. Il lui arrive également de fréquenter les bois et surtout leurs lisières, pour peu qu'elles soient cultivées en céréales et en vignes.  Il a besoin d'humidité et ne dédaigne pas les sols marécageux. Cependant, il craint particulièrement les intempéries (l'humidité estivale et la neige prolongée en hiver.)


     Il vit en "compagnie" de plusieurs individus, la plupart du temps tous issus de la même couvée. Certains mâles deviennent territoriaux avec le temps: ils éliminent de leur territoire la concurrence des autres mâles!

  Le faisan est polygame: il forme son "harem" entre février et avril. Puis il "divorce" entre juin et septembre. Après l'accouplement, la femelle creuse un trou et pond entre 8 et 12 oeufs qu'elle va couver pendant 25 jours. Si par malheur, les oeufs et le nid venaient à être détruits, une seconde ponte se produirait en remplacement de la première (recoquetage)  . La ponte a lieu entre fin mars et début avril. Après éclosion des oeufs, des regroupements familiaux ont lieu mais les mâles les plus âgés finissent "en solitaire".

     M. Colchide et toute sa petite famille ont un emploi du temps bien réglé. Si la nourriture est suffisante, il se déplace peu et part au "gagnage", sans s'éloigner beaucoup du couvert , en piétant principalement, le matin et le soir.  Puis, il rentre à couvert, se tapir dans un buisson ou un roncier, qu'il affectionne particulièrement. Ensuite, quand l'heure du coucher est venue, il se "branche" dans un arbre pour dormir, à l'abri de ses prédateurs. 

     D'ailleurs, pour échapper à ses ennemis, alors que son pelage n'est pas très vraiment discret, il possède une ouïe très fine et une vue perçante. En cas de danger, il piètera très rapidement pour rejoindre le couvert. Il saura rester immobile dans un fourré s'il est surpris. Acculé, il prendra son envol, dans une élévation verticale fulgurante et bruyante.
     Blessé ou simplement désailé, il tombera loin, emporté par son vol, dans un terrain difficile d'accès. Seul un chien ayant beaucoup de flair et ne craignant pas de se piquer les pattes ou de s'égratigner pourra alors le rapporter! 

11 déc. 2013

Le lapin de garenne

     Le lapin commun (oryctolagus cuniculus pour les amateurs de latin!) est l'espèce à l'origine de tous les lapins domestiques (y compris le lapin nain, compagnon de nos chères têtes blondes).
     Jusqu'au Moyen Age, l'élevage se faisait en semi-liberté, sur de vastes terrains clos appelés "garennes". Dès lors, il n'y avait qu'un pas pour que le lapin commun soit baptisé "lapin de garenne"...



     Son apparence générale rappelle celle de son cousin, le lièvre,avec quelques différences notables:
- Les oreilles sont plus courtes que la tête (chez les individus sauvages...)
- l'ongle des orteils n'est pas fendu.
- la gestation dure 31 jours environ.
- les petits naissent aveugles et tout nus.
- Adulte, il mesure entre 34 cm et 50 cm pour un poids oscillant entre 1.2 kg et 2.5 kg.
- Les lapins de garenne sont organisés en groupes hiérarchisés.

     Son pelage est doux, de couleur brun-roux avec, selon les régions, des variantes. Ses dents poussent hélas en permanence. Il est donc obligé de ronger des écorces pour "qu'elles ne rayent pas le parquet!"
     Ses qualités physiques peuvent paraître exceptionnelles: il court très vite (jusqu'à 38 km/h), son champ de vision est de 360° et il est sensible à une large gamme d'ultrasons.
     Heureusement qu'il a "du nez" car la communication entre les lapins de garenne passe essentiellement par les odeurs.
Les vibrisses
   


     Il est  aussi muni de longs poils sur toute la tête et principalement sur la lèvre supérieure (les vibrisses) qui jouent un rôle essentiel dans la perception de son environnement. 

    Cependant, notre "Jeannot Lapin" n'est pas parfait: 

     Il est presque muet, même s'il émet parfois des sons aigus
(il clapit). Ce qui l'oblige, en cas de danger, à taper de la pâte arrière pour prévenir ses congénères.
     En plus d'être muet (presque!), il ne perçoit pas les sons graves.    
     De même, sa rétine ne lui permet pas d'avoir une vision nette des choses. Il est donc plus sensible aux mouvements qu'à la forme des objets.

Le terrier
        Le Lapin commun est un animal nocturne et crépusculaire: il adore se promener entre 16h et 17h. L'hiver, il sort parfois prendre un "bain de soleil" en fin de matinée (vers 11h). Il est très sédentaire et vit en colonies comprenant plusieurs groupes familiaux formés d'un mâle et de plusieurs femelles, chaque famille occupant un territoire, autour du terrier, rarement au-delà de 500 m.
     La colonie s'installe volontiers sur des sols secs et sablonneux dans les collines ou les plateaux ne dépassant pas 1000 m d'altitude. Le lapin de garenne, s'il le peut, évite les terres lourdes et humides et vit dans des terriers présentant de nombreuses entrées et sorties et pouvant aller jusqu'à 2,70 m de profondeur.

     Le lapin commun est polygame et la parade nuptiale se situe au printemps (avril, mai) mais aussi à l'été (août). Les petits naissent, après 28 à 33 jours de gestation, de février à août. Ils sont sevrés à un mois et leur croissance est très rapide: à 3 mois ils ont presque atteint leur poids d'adulte.

     De mars à septembre, la femelle peut faire 3 à 5 portées de 4 à 12 petits. Ces derniers peuvent se reproduire dès 4 mois et sont adultes à un an. 

     Le lapin de garenne est herbivore: il se nourrit principalement de plantes herbacées (il raffole du seigle et a une préférence pour les mets peu sucrés et légèrement amers) mais aussi de ses "crottes molles" (il est caecotrophe!). L'hiver, il peut aussi ronger les tiges et les écorces de jeunes arbrisseaux, ainsi que des racines, graines et des bulbes. Pour être rassasié, sa ration journalière doit être de 200 à 500 g.


     S'il échappe à ses principaux prédateurs (renard, fouine, belette, hermine, putois, chiens errants, grands rapaces), s'il survit au trafic routier, au brûlage, aux chasseurs et s'il ne tombe pas malade (myxomatose, maladie hémorragique virale "VHD"), "Jeannot lapin" peut espérer vivre 10 ans...


     Hélas, les effectifs, en France, ont connu une forte baisse. La myxomatose et le VHD ont fait des ravages. L'homme a aussi sa part de responsabilité: l'évolution du milieu naturel (le lapin de garenne n'est pas le bienvenu sur des terres d'agriculture intensive et les jachères lui sont défavorables) n'a fait qu'aggraver la situation.


     Un autre facteur aggravant est l'absence de gestion de ce gibier par les chasseurs... Avec un peu  de volonté et l'aide des professionnels de l'ONCFS, peut-être pourrions-nous remédier à cela!  



Hemmy

Sources: wikipedia / Jean Marchand "chasser en provence" n°30 - Photos: libre de droit